Les combattants kurdes épuisent Daech aux abords de Kirkouk

Publié le Publié dans Portfolio, Traductions anglais français, Ulyces

Les combattants kurdes épuisent Daech aux abords de Kirkouk

Par Matt Cetti-Roberts

Aux abords de Kirkouk, dans le nord de l’Irak, les Peshmergas affrontent sans relâche les détachements de L’État islamique qui gangrènent la région.

combattants kurdes
Les volontaires de Chamchamal
Crédits : Matt Cetti-Roberts
I. Hadji

Ce soir-là, une brise fraîche souffle sur le toit de l’immeuble, faisant obstacle aux moustiques assoiffés dans leur quête de peaux dénudées.

Les combattants kurdes peshmergas se reposent sur des matelas, voire de rudimentaires sommiers en fer surmontés de cadres cruellement métalliques. Certains parlent, et certains dorment pendant que d’autres fument des cigarettes en regardant le ciel nocturne – plus que quelques heures de répit avant l’offensive du lendemain.

Il y a 12 heures de cela, nous avons commencé notre périple vers la ville de Chamchamal pour rendre visite à Hadji Fazer et son groupe de volontaires peshmergas. Chamchamal est une petite ville qui se trouve à environ 30 minutes en voiture de Kirkouk. Du temps où Saddam Hussein était dictateur, l’armée irakienne avait forcé les campagnards des environs à migrer vers la ville.

L’armée irakienne a ensuite entrepris de détruire leurs villages, et de poser des mines antipersonnel dans presque toute la zone pour empêcher les trafics et les raids menés par les Peshmergas. Depuis lors, les habitants de Chamchamal sont connus pour leur promptitude à se battre et leur mauvais caractère ; une réputation pas toujours méritée.

Hadji Fazer est né en 1974 à Cheman, un petit village coincé entre Kirkouk et Chamchamal. À l’âge de 13 ans, l’armée irakienne l’en a expulsé, ainsi que toute sa famille et les autres villageois.

Il se gare au bord de la route sur laquelle nous attendions avec mon traducteur, à l’extérieur de la ville de Chamchamal.

Il porte un costume traditionnel kurde, et un pistolet dépasse de l’écharpe nouée autour de sa taille. Une fois chez lui, en ville, il pose l’arme sur son support, en dessous de la télévision qui montre les images d’une chaîne d’informations locale. Les têtes de deux de ses enfants apparaissent discrètement dans l’embrasure de la porte de la cuisine.
Son téléphone sonne – c’est un ami, qui l’appelle pour le prévenir que les Peshmergas ont prévu une attaque pour le lendemain. Hadji acquiesce et raccroche, puis il nous demande si on souhaite y aller avec eux. Après une courte discussion, nous acceptons d’accompagner son groupe.

Lire la suite de ma traduction sur le site du magazine Ulyces.

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