Comment le crime organisé a fait d’Atlanta la capitale mondiale du rap

Publié le Publié dans Portfolio, Traductions anglais français, Ulyces

Comment le crime organisé a fait d’Atlanta la capitale mondiale du rap

Par Mara Shalhoup

Derrière la façade légale du label BMF Entertainment, Demetrius « Big Meech » Flenory était à la tête d’un empire de la drogue : la Black Mafia Family.

I. Big Meech

Demetrius « Big Meech » Flenory ne se contente pas « d’arriver en boîte » ; on ne voit plus que lui dès le moment où il fait son entrée.

Les signes annonciateurs de son arrivée, ce sont les voitures : des Bentley, des 4×4, des Lamborghini et des Porsche se garent le long du trottoir, telles des mannequins sur un podium, et quand tous leurs passagers en sont descendus, c’est au tour des bus de tournée de faire leur entrée. En face des boîtes de nuit qui longent les rues de Midtown Atlanta à South Beach Miami, les lumières aveuglantes des lampadaires se reflètent sur ce cortège d’automobiles dont la valeur s’élève à plusieurs millions de dollars.

Puis vient sa bande. Comme Meech aime à le répéter, tous les membres font partie de la famille : « On est comme des frères. Nous ne faisons qu’un. » Mais à l’instar de n’importe quelle garde rapprochée, il existe clairement une hiérarchie. En vous frayant un passage à travers la foule (si vous y parvenez), vous rencontrerez tout d’abord les guetteurs, qui vous toisent de façon menaçante. Continuez d’avancer et vous constaterez un changement d’ambiance. Moins de gardes, plus d’egos. Approchez encore et tout devient calme, l’ambiance est détendue et confiante, tout est sous contrôle. C’est à ce moment-là que vous saurez que vous êtes auprès de Meech.

Mais ne vous y trompez pas, son attitude relax et son air impénétrable sont susceptibles d’être ébranlés. Il y a des choses que Meech ne tolère pas, et l’une d’elles allait se produire le 11 novembre 2003.

C’était le grand soir, celui que Meech et les résidents du quartier de Buckhead redoutaient depuis longtemps – pour des raisons complètement différentes.

Lire la suite de ma traduction sur le site du magazine Ulyces.

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